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Henry Bibb

(1815-1854)

Grande figure de la lutte contre l’esclavage, Henry Bibb naquit dans le Kentucky d’une mère esclave et d’un père blanc, James Bibb, sénateur de cet État. Dans son enfance, il est loué à plusieurs planteurs des environs. Adulte, il est souvent revendu parce que ses propriétaires comprennent vite qu’il ne pense qu’à la liberté. Il vit ainsi dans pas moins de sept États du Sud. Son mariage et la naissance d’une fille retardent ses projets d’évasion mais il parvient à gagner Cincinatti puis le Canada en 1837, grâce au «chemin de fer clandestin», un réseau d’aide aux esclaves. L’année suivante, il retourne dans le Sud pour aller chercher sa femme et sa fille mais est capturé. Son dernier propriétaire est un Indien Cherokee. Après plusieurs tentatives, celui qui se dit « maître dans l’art de la fuite » réussit à fuir en 1840, mais sans sa famille. Il devient un militant très actif basé à Détroit, épouse une abolitionniste en 1848 et se réfugie avec elle au Canada après le vote de la loi de 1850 sur les esclaves fugitifs. Réputé pour ses discours, Henry Bibb continue son combat au Canada: il fonde une école, une église, des associations antiesclavagistes et le premier journal noir du Canada, avant de mourir à 39 ans.

Henry Bibb publia son récit, Narrative of the Life and Adventures of Henry Bibb, an American Slave, Written by Himself, en 1849.

Liste des extraits proposés :

  1. Préface : l’auteur explique pourquoi il publie son récit (p. xi). [Le texte au format PDF ]
  2. Un insatiable désir de liberté : dès l’enfance, Henry Bibb ne pense qu’à s’enfuir (p. 13-19).
  3. Le dimanche des esclaves (p. 21-23).
  4. Le chemin de fer clandestin : aide et absence d’aide rencontrées sur la route du Canada en 1837. Henry Bibb évoque notamment le chemin de fer clandestin, réseau secret qui aide les esclaves fuyant le Sud des Etats-Unis pour les Etats du Nord ou le Canada (p. 50-55).
  5. A vendre : description des ventes d’esclaves (p. 101-105).