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Frederick Douglass

(Vers 1818-1895)

Frederick Douglass fut l’une des plus grandes voix abolitionnistes d’Amérique. Séparé très jeune de sa mère esclave, ne sachant qui était son père (un homme blanc), il travaille d’abord comme esclave domestique, puis dans les champs et sur un chantier naval, dans le Maryland. Il réussit à s’évader à vingt ans, gagnant New York puis le Massachusetts. Participant à un meeting abolitionniste en 1841, il est invité à raconter son expérience. Son éloquence est telle que la Société antiesclavagiste du Massachusetts l’engage. En 1845, il publie son autobiographie, qui devient un bestseller et le rend célèbre. Comme il a cité le nom de son propriétaire dans son livre et qu’il risque de se faire capturer et asservir de nouveau, il passe deux ans en Grande Bretagne, où il poursuit sa lutte contre l’esclavage et parvient à acheter sa liberté grâce à des soutiens britanniques. A son retour aux Etats-Unis, il fonde son propre journal abolitionniste, The North Star (du nom de l’étoile polaire qui guidait les esclaves vers le Nord), dont la devise est: « Le droit n’a pas de sexe. La vérité n’a pas de couleur. Dieu est notre père à tous et nous sommes tous frères ».

Pendant la Guerre civile (1861-1865), il conseille le président Lincoln et ne cesse ensuite de lutter pour les droits des anciens esclaves et des femmes et l’importance de l’éducation. Il occupe plusieurs fonctions politiques, terminant sa carrière comme consul général pour Haïti (1889-1891).

Frederick Douglass a publié trois autobiographies : 

Narrative of the Life of Frederick Douglass, an American Slave. Written by Himself, en 1845;

My Bondage and My Freedom, en 1855;

Life and Times of Frederick Douglass, Written by Himself. His Early Life as a Slave, His Escape from Bondage, and His Complete History to the Present Time, en 1881 (révisée en 1892).

Son premier récit, publié en 1845, devint un classique de la littérature antiesclavagiste et plus généralement de la littérature américaine, et une référence dont s’inspirèrent tous les récits d’esclaves qui suivirent.

Extraits proposés (récit de 1845):

  • Sans famille : En ouverture de son récit, Frederick Douglass évoque son enfance. Il ne connaît pas son âge, connaît à peine sa mère et ne sait pas qui est son père (p. 1-3).
  • Lecture et liberté : en voyant la vigueur avec laquelle son maître interdit qu’on lui apprenne à lire, Frederick Douglass comprend que la lecture sera l’une des clés de sa liberté (p. 33-34).
  • « Je n’ai qu’une vie à perdre » : brisé par le travail harassant qu’on lui impose, Douglass rêve malgré tout de liberté en voyant les navires voguer dans la baie de Chesapeake (p. 63-65).
  • Le piège des congés de Noël : pour Frederick Douglass, les propriétaires accordent aux esclaves des jours de repos entre Noël et le Jour de l’an pour saper tout désir de rébellion (p. 74-76).